|
INDIENS ET BARBARES
oooooooooooo
I. 1/. LES AMÉRINDIENS PRÉCOLOMBIENS :
c) Artisanat et voies de communication.
En matière de sculpture
"des idoles de pierre, des silhouettes et figures humaines
très joliment réalisées, et si grandes qu'on admire
les forces humaines qui ont pu les transporter et poser là où
elles se trouvent."(1)
Nos archéologues se perdent encore aujourd'hui en conjectures
sur ces statues géantes chez un peuple qui ne connaissait pas la
roue comme moyen de transport. Platon avait-il raison avec sa fiction sur
l' Atlantide?... Et quel admirable artisanat!!
"Pour faire des vêtements, ils possédaient des
couleurs si parfaites : cramoisi, bleu, jaune, noir et autres, que vraiment
ils rendaient des points à l'Espagne."(2)
Dans ce domaine, au Mexique aussi
"Ils portaient différentes sortes de vêtements
de coton, si fins et bien tissés qu'ils fallait les toucher pour
les distinguer de la soie."(3)
Cela sur les villes et les habits des "sauvages". Un autre
fait caractérise une civilisation : se sont les routes reliant les
villes entre elles. Le pays des Incas était un immense empire qui
s'étendait du Rio Maule(Chili) au Rio Ancasmayou(Colombie). Cependant,
les liaisons entre la capitale Cuzco et les villes de province étaient
faites par des routes qui n'ont pas seulement provoqué l'admiration
pour leurs qualités, mais surtout pour les difficultés que
les ingénieurs Incas ont dû surmonter pour "élever
des vallées, tailler dans la roche et humilier l'altesse des Monts",
sans parler des ponts au dessus d'impétueux torrents. Al.Humbold
s'extasia devant
"cette chaussée, bordée de grandes pierres de
taille qui peut être comparée aux plus belles routes des Romains
an Italie, en France et en Espagne. Le grand chemin de l'Inca est un des
ouvrages des plus utiles et des plus gigantesques que les hommes aient
exécutés."(4)
W.H.Prescott consacre lui aussi plusieurs pages élogieuses
sur le réseau routier des Incas dont les lignes ci-dessous caractérisent
la compétence des "barbares Indiens", comme il les appelle :
"Ces routes étaient pavées de lourdes dalles
extraites de pierres de taille et, par endroits au moins, pavées
d'un ciment bitumeux que le temps rendait plus dur que de la pierre."(5)
Pedro Cieza compare la route mentionnée par Humbold
avec celle
"que fit Hannibal dans les Alpes quand il descendit en Italie.
Celle-ci peut être estimée supérieure en tenant compte
des grands bâtiments pour voyageurs et des dépôts qu'il
y avait. Cela force 1'admiration."(6)
Fernando Pizarro de s'exclamer émerveillé :
"Rien dans la chrétienté égale la magnificence
de cette route!"(7)
De belles villes, de belles routes, de beaux Jardins Botaniques,
de beaux Temples, de belles Pyramides, un artisanat très supérieur
à celui de l'Europe d'alors.
BASILE Y.
Page précédente | Sommaire
| Page suivante
1/. Pedro Cieza de León, LA CRONICA DEL PEROU, Buenos Aires
1945, p.264.
Retour ^
2/. Idem, page 279.
Retour ^
3/. Ant. de Solís, HISTORIA. DE LA CONQUISTA DE MEJICO, Madrid
1970, page 20.
Retour ^
4/. Cité par W.H.Prescott, dans THE COMPLETE WORKS, Londres
1896, volume V, page 65.
Retour ^
5/. Idem, page 60.
Retour ^
6/. Pedro Ciaza de León, LA CRONICA DEL PEROU, Buenos Aires
1945, page 121.
Retour ^
7/. W.H.Prescott, THE COMPLETE WORKS, Londres 1896, volume V, page
396.
Retour ^
|